dimanche 15 juin 2008

[13] Vide.

Commencer un article par bonjour commence par me casser les pieds, à l'heure où vous lirez ceci, il sera peut être minuit, ou alors huit heures du soir, peu de chances pour que ce soit le matin, mais bon, soyons polies et saluons, je divague, je m'écarte du chemin et je commence à raconter n'importe quoi, pour une fois que je repasse par ici, c'est idiot, à force de ne plus parler de moi ici pour ne pas vous inquiéter, j'inquiète d'autre personnes ailleurs, je suis con et je devrais me taire, mais voilà, je n'y arrive pas et je ne le ferais pas parce que j'ai trop de choses à dire et à vomir, tous ces mots, je ne vais pas mal, il n'y a aucune raison, mais je ne vais pas bien non plus parce que rien ne va bien et que tout ira mal, je n'arrive pas à déterminer si je suis heureuse ou malheureuse, au final, ce n'est pas question de bonheur ou de malheur, de bien ou de mal, c'est une question de vide incessant qui prive de tout sentiments, mais c'est bien, si je ne ressents plus rien je ne ressentirais plus la douleur, alors, je ne m'en fais pas, et je laisse le trou qui est en moi s'agrandir et me dévorer de l'interieur, aujourd'hui, je te souris, et demain, je te hairais de toutes mes forces, je passe du rire au larme comme on change de paire de chaussettes, et encore, ça voudrait dire que je change de chaussettes quinze fois par jour, j'écris de moins en moins et je dessine trop peu, en ce moment, c'est les yeux, car ne dit-on pas que les yeux son le miroir de l'ame? Cherchez la logique dans ce que je viens de dire, je ne me comprends pas moi-même, je joue de la guitare, des chansons d'amour, ironique, je continue à me faire du mal en lisant ce que je ne devrais pas lire, je vais sur les forums et je fais mes devoirs, et je m'achête une nouvelle chemise et je ris de ma superficialité, j'écris l'amour parce que je suis en manque d'amour, j'attends comme une conne le prince charmant qui ne viendra jamais, je sais, je n'ai que treize ans, mais je ne suis pas patiente, alors, j'imagine et je pars le sourire aux lèvres, je m'endors un instant contre un épaule et puis il faut redescendre sur terre, et ce soir c'est ma pièce de théatre, où, ironie du sort, je joue l'amour, et je ne sais pas à quoi m'attendre et j'ai trop mal à la gorge et j'ai peur de ne pas arriver à parler, et j'ai envie d'un cappucino parce que c'est trop bon, et je vais bien, je vais bien, je vais bien, tout va bien, sinon que le ciel, une fois encore, est gris, j'ai les yeux qui me piquent et j'écris des lettres, vois-tu, je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qu'il m'arrive, me croiras-tu si je te dis que mes amis voient que je ne vais pas bien, et que mes parents ne se rendent compte de rien? Je t'aime et j'ai envie de te prendre dans mes bras, mon Ange, j'ai envie de t'écrire et de te voir, ma Poète, et J'ai envie de voir Louise parce que tu sais faire rire avec une facilité étonnante et que je suis sincèrement désolée pour ce qui est de ton redoublement, il faut d'ailleurs que j'aille faire un tour sur ton blog histoire de laisser un commentaire, la vie est un poème dont il faut écrire soit-même les vers, c'est bien beau tout ça, sauf que moi, je ne suis pas poète, je suis tout simplement paumée et heureuse de l'être, sortie des barrières un court instant en me baladant dans la nuit qui tombe, puis je me fais disputer et je pleurs, puis je l'appelle et je rigole et je crois que je suis simplement humaine, et même si ça fait mal d'être humain et de vivre en tant que tel, et bien, vivons quand même, ce serait bête de mourir alors qu'il y a des étoiles à toucher et le monde à visiter et des vies à connaitre, et même si pour l'instant je vais mal, tout à l'heure je serais heureuse puis à nouveau triste et c'est ce même cycle que je ne fais rien pour changer parce que ça me va comme ça, même si je recherche et désire encore plus, toujours plus, je suis avide, et puis pouf je retombe et je me contente de ce que j'ai, et puis ça repart et je suis un bazar pas possible, tout en moi se mélange et je ne m'y retrouve plus, merde alors, c'est pas possible d'avoir des pensées bien rangées dans leurs tiroirs ou quoi? Je deviens folle et je ne sais pas si cela me plait ou pas. En même temps, trop de douleur mêne à la folie, c'est bien connu. Donc je ne m'inquiète pas, vu que la douleur va voir ailleurs de temps en temps, on peut supposer que la folie aussi, la prochaine fois, j'essayerais de revenir lucide.

*Dis, j'ai froid. Même avec un pull, j'ai froid. C'est possible d'avoir froid au coeur?*

Je vais bien Je vais bien Je vais bien Je vais bien Je vais bien Je vais bien Je vais bien Je vais bien, regarde, je souris.

5 commentaires:

Elsterianne a dit…

Alizée.
Je rêve de pouvoir te voir. De te prendre dans mes bras, de te dire que je pense à toi souvent. De te voir sourire, de t'empêcher de déprimer.
J'ai l'impression qu'il y a comme un vide,quelque part, tout prés.
Chacun de tes écris me transportent me font oublier, me donne envie de pleurer et me saisissent.
Chacun de tes dessins est superbe.
Et le plaisir que j'ai à te lire est presque eclipsé par mon envie de te parler.
Regarde par la fenêtre...le temps est gris? Et bien, dit toi que dans mon coeur, je tisse un morceau de ciel bleu pour toi et je te l'envoie.
Moi aussi j'attends le prince charmant..ou je l'attendais, je ne sais plus trop.
Je crois que maintenant, je suis dégoutée des pseudos princes-charmants. Tu n'es pas bête. On est un peu toutes pareilles.
Je te comprends. Peut-être pas tout à fait, aprés tout, qu'est-ce que j'en sais...mais la sensation de vide, l'oublie, les pensées furieuses qui grondent et mordent, filent et crient.
Le rire et les pleurs qui partent et reviennent.
L'envie de hurler et de rire, et de sauter sur le toit pour regarder le village. L'envie de se piquer avec une aiguille, une tesson de verre, pas pour se couper vraiment, non, juste comme ça. La douceur et puis la folie ou je délire en classe avec mes voisins.
La tristesse et puis la colère.
En colère contre mon frère, heureuse de t'écrire, triste pour toi. Folle.
Folle de joie, aussi.
Parce que dans un stupide idéalisme, j'éspere toujours que ça ira mieux. Et j'ai raison, la plupart du temps. La folie passe un peu.
Et puis...c'est juste nous.
On y peut pas grand chose.
N'oublie jamais qu'on est là.

Anonyme a dit…

http://uncoindecielfleuri.blogspot.com/
C'est mon petit espace, le nouveau...en éspérant Qu'il ne soit pas trop éphémère est disparaisse comme il est venu, sur un coup de tête.
bisous
Ibiscus

Anonyme a dit…

Hello !
ah je vois que ça ne va pas fort !
Allez courage ! C'est bientôt les vacances !!!!
Moi je le suis déjà depuis mercredi hihi.
Etre humain ne fais pas forcement mal. Il y aura toujours autant de bonheure que de malheure.
Je me force à croire qu'on est toujours compensé pour les malheure qui nous arrive. Je veux croire ne une égalité et me dire qu'il y aura toujours quelque chose de bon par derrière.
(Même si j'attend toujours la compensation de mon doublement hihi ^^)

Bon allez gros bisous à toi
P.S

Anonyme a dit…

N'étoile !
Je me sens si mal pour toi ! J'ai envie de te téléphoner pour t'aider mais j'ai peur de raccrocher sans que tu n'ai rien dit, comme d'habitude. Te parler me fait du bien, mais tu es tellement plus secrète que moi ! Est-ce pour ne pas me faire de mal ? Tu souffre et je ne suis pas capable de t'aider ! Moi aussi j'ai souvent froid. Et puis je pense à ceux qui m'aiment telle que je suis, avec mes qualités (surement) et mes défauts (nombreux) et j'ai chaud tout à coup. Mais moi je me plait et pourtant je ne vais pas si mal que ça. Un coup de déprime quand j'ai envie qu'on me plaigne et mon sourire revient. Je n'ai jamais vraiment déprimé, je pense. Et je suis incapable de t'aider. J'ai l'impression d'être face à un mur infranchissable. Même si tu es plus agréable qu'un mur^^ !

Alizée... tu sais que j'attends tes appels. Et que je suis prête à t'écouter si tu en as besoin.

Je t'aime.
Ton amie pour toujours, Fanny

Anonyme a dit…

Laisse-toi guider par tes amies. C'est tout ce que je peux te dire. Je sais, tu ne me connais pas, mais quelque part si, par l'intermédiaire de Marianne. Le problème c'est qu'il ne faut pas s'en tenir aux amies des blogs, car elles paraissent virtuelles, et on se sent encore plus triste de ne pas les connaître. Je ne voudrais pas m'incruster, mais c'est vrai que ton texte est profond, trop pour ne pas succomber à une vague de nostalgie.
Je n'ai jamais eu de blog; mais je vous suivais, sur les blogus, et maintenant ici.
L'amitié que je porte avec Marianne, que je connais... "en vrai" me porte telle une flamme toujours en action, qui chancele de temps à autre. Je te conseille donc de faire de même.
Bon courage.
Nymphalis, la mystérieuse.